Nouveautés 2017 (sélection n° 49)

Quel regard porter sur la littérature de jeunesse en 2017 ? Abondante, riche de diversité, intéressante comme toujours, inégale aussi. Alors que les enfants (et les adolescents) plébiscitent plutôt les livres drôles, depuis des années, beaucoup des thèmes abordés en romans sont plutôt sombres ou graves.

Pourquoi les auteurs privilégient-ils ces thèmes qui, à certains, paraissent négatifs ? D’une part, cela fait partie du vécu des enfants – pas de tous, heureusement, mais on ne peut que souhaiter que les enfants heureux, et il y en a, aient quelque compréhension de ceux qui ne le
sont pas, si l’on veut éviter que les victimes soient traitées comme coupables. Et beaucoup de tabous – pas tous – ayant sauté, les enfants y sont tous exposés d’une manière ou d’une autre.
D’autre part, le ton de l’auteur introduit souvent de l’humour, même dans les situations les plus sombres, notamment par la parole d’un personnage tonique, voire sarcastique. Et nombre de héros sortent forts et grandis des épreuves vécues, trouvent un soutien auprès de leurs
pairs ou d’adultes compréhensifs. Dans quelques romans, le théâtre pratiqué en amateur offre au personnage en difficulté une possibilité de reconstruction dans une activité épanouissante. Ressort romanesque, reflet de la réalité ?

 

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